
Aux racines de la lignée
En 2010, Sifu De Beil participe à une cérémonie organisée à l'Ip Man Tong de Foshan, lieu emblématique consacré au Grand Maître Ip Man. Un moment fort, vécu au cœur même de l'histoire du Wing Chun.
Depuis près de trente ans, Hong Kong est bien plus qu'une destination. C'est un lieu d'apprentissage, de transmission et d'amitiés profondes, où chaque voyage renforce les liens qui unissent la famille Tang.
Recevoir un enseignement directement dans l'appartement du Grand Maître Ip Ching est un privilège rare. Ces moments d'échange permettent d'aller bien au-delà de la technique et témoignent de la confiance accordée au fil des années.
Lors de cette visite à la Ving Tsun Athletic Association, Sifu De Beil a souhaité offrir du chocolat belge au Grand Maître Ip Ching, accompagné de Tang Shun Ping.
Un geste simple, symbole du respect, de l'amitié et des liens qui unissent deux cultures.
Se rendre au Ip Man Tong, à Foshan, aux côtés de Tang Shun Ping, c'est revenir aux racines du Wing Chun et mesurer l'héritage exceptionnel transmis de génération en génération.
« Une lignée ne se résume pas à des noms. Elle se vit dans les gestes, les rencontres et les années partagées. »
Les repas partagés occupent une place essentielle dans la culture chinoise. Ils prolongent naturellement l'enseignement, où les échanges, les souvenirs et les valeurs se transmettent avec simplicité et authenticité.
Au fil des décennies, ces moments sont devenus autant de souvenirs précieux que les entraînements eux-mêmes.
Depuis près de trente ans, chaque voyage à Hong Kong est l'occasion de vivre des moments privilégiés au sein de la famille Tang et de la lignée d'Ip Man. Cérémonies, démonstrations, passages d'examens et rencontres avec des pratiquants venus de toute l'Asie témoignent d'un héritage vivant, transmis de génération en génération.

En 2010, Sifu De Beil participe à une cérémonie organisée à l'Ip Man Tong de Foshan, lieu emblématique consacré au Grand Maître Ip Man. Un moment fort, vécu au cœur même de l'histoire du Wing Chun.

En 2014, Sifu De Beil participe à une démonstration officielle à l'Opéra de Yuen Long, dans les Nouveaux Territoires de Hong Kong. Présenter le Wing Chun devant un public chinois représente un immense honneur et une marque de confiance de la famille Tang.

En 2015, Sifu De Beil est invité à siéger comme juge lors d'un passage d'examen à Hong Kong. Une responsabilité qui illustre la confiance accordée par ses maîtres et son implication dans la transmission de la lignée.

En 2025, Sifu De Beil participe avec plusieurs de ses élèves belges aux célébrations des 75 ans de l'enseignement d'Ip Man Wing Chun / Ving Tsun à Hong Kong. Des représentants venus de Chine, de Hong Kong, de Thaïlande, de Malaisie et d'autres pays se réunissent autour d'un héritage commun.
Le Ving Tsun est le fil conducteur de toute une vie, mais apprendre signifie aussi accepter de découvrir d'autres disciplines, d'autres méthodes et d'autres façons de penser le combat. Plus les années passent, plus une évidence s'impose : il reste toujours quelque chose à apprendre.
Bien avant de devenir enseignant de Ving Tsun, chaque discipline était une occasion d'apprendre. Le Hung Gar a notamment apporté puissance, stabilité et compréhension du travail du corps.
Découvrir d'autres approches du combat permet aussi de mieux comprendre sa propre discipline. Chaque rencontre enrichit la réflexion sans jamais remplacer les racines.
Sortir volontairement de sa zone de confort est indispensable pour continuer à progresser. Peu importe le grade ou l'expérience, il reste toujours quelque chose à apprendre lorsque l'on accepte de redevenir élève.
En 2025, j'ai commencé à étudier plus intensément la boxe anglaise, le kick-boxing et la boxe thaïlandaise.
Après plus de trente ans consacrés au Ving Tsun, j'ai ressenti le besoin de sortir une nouvelle fois de ma zone de confort.
Cette nouvelle étape ne remplace pas le Wing Chun. Elle vient enrichir ma compréhension du combat, du mouvement et de moi-même.
Découvrir cette nouvelle aventure →« Un maître n'est pas celui qui pense tout savoir. C'est celui qui continue d'apprendre toute sa vie. »
Pendant près d'une décennie, Sifu De Beil a participé à de nombreuses missions de protection rapprochée. Certaines nécessitaient le port d'une arme et impliquaient préparation, analyse des risques, sang-froid et discrétion.
Le rôle d'un agent de protection n'est pas de combattre. Son véritable objectif est que rien ne se produise.
Deux jours après les attentats qui ont frappé Bruxelles, Sifu De Beil a intégré le dispositif chargé d'assurer la sécurité de l'équipe nationale belge de football.
Dans un contexte particulièrement sensible, chaque déplacement faisait l'objet de mesures de sécurité exceptionnelles. Cette photographie publiée dans la presse belge témoigne de cette période où la vigilance était permanente.
« La meilleure intervention est souvent celle que personne ne remarque. »
Le Wing Chun ne se transmet pas uniquement dans un kwoon. Il se vit autour d'une table, dans les rues de Hong Kong, lors des anniversaires, des retrouvailles et des moments simples qui tissent une véritable famille.

Chaque voyage est aussi l'occasion de partager de longs repas où maîtres, élèves et familles se retrouvent autour d'une même table.

Les repas prolongent les entraînements. Ils permettent d'échanger, de rire et de transmettre bien au-delà du Wing Chun.

Les nouvelles générations prennent naturellement leur place. Les liens dépassent désormais les frontières et les générations.

Partager un repas dans le restaurant du village Tang reste l'un des moments les plus précieux de chaque séjour à Hong Kong.
Derrière les démonstrations, les stages et les cérémonies, il y a aussi les trajets interminables, les repas qui s’éternisent, les blagues, les retrouvailles et les fous rires. Parce qu’une famille ne se construit pas uniquement dans le kwoon.

Après trois semaines passées auprès de ses maîtres et de sa famille de Hong Kong, vient toujours le moment des au revoir. Heureusement, ils ne durent jamais très longtemps.

Certains élèves deviennent des amis. Certains amis deviennent une famille.

On ne se prend pas toujours au sérieux. Et c’est très bien comme ça.

Impossible de venir à Hong Kong sans faire découvrir ses lieux emblématiques à ceux qui accompagnent Sifu De Beil. Et parfois, le meilleur souvenir est simplement un selfie improvisé.
« Au final, on ne se souvient pas seulement des techniques apprises. On se souvient surtout des personnes avec qui on les a partagées. »
« Les photos passent, les souvenirs demeurent. Mais ce qui compte le plus n'est ni un titre, ni une médaille, ni un voyage. Ce sont les personnes rencontrées en chemin, les élèves devenus des amis, les maîtres devenus une famille, et la responsabilité de transmettre à mon tour ce qui m'a été offert. »