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Sifu De Beil et les trois assistants de l’école, réunis pour un portrait de groupe dans la salle de Wing Chun.

TANG SHUN PING VING TSUN

LA TRANSMISSION

Une école, une famille, une nouvelle génération

Le Wing Chun ne se transmet pas uniquement à travers des techniques. Il se transmet par le temps, la confiance, l’expérience et le partage.

À mes côtés, trois élèves devenus aujourd’hui des piliers de notre école poursuivent cette transmission : Sifu Verdicq Morgane, Sifu Manyrambona Yves et Sihing Bazin Ijhal.

Chacun possède son parcours, sa personnalité et sa propre manière de transmettre. Mais tous partagent les mêmes valeurs, la même lignée et une histoire construite ensemble au fil des années.

Sifu Verdicq Morgane, debout dans la salle de Wing Chun, en portrait naturel.

SIFU VERDICQ MORGANE

Responsable du cours enfants · Sifu & assistante

Pédagogie · Évolution · Famille

Wing Chun
Depuis ses 16 ans
Rôle
Responsable du cours enfants
Reconnaissance
Sifu

C’est vraiment une famille et on s’y reconnaît de plus en plus.

Morgane découvre le Wing Chun à 16 ans. Sa maman connaît déjà Sifu De Beil, qui est son coach sportif. Ce qui devait initialement être une activité physique prend progressivement une place beaucoup plus importante dans sa vie.

Depuis l’adolescence, cette pratique accompagne sa construction personnelle. Elle y développe la confiance en soi et un sentiment de sécurité, mais aussi la capacité à maîtriser ses émotions, à retrouver le calme et à prendre du recul. La persévérance prend un sens concret : continuer, même lorsque l’apprentissage demande du temps.

Les compétitions, les démonstrations puis l’enseignement prolongent ce chemin. Au fil de ces expériences, Morgane découvre autant ce qu’elle peut accomplir que ce qu’elle peut apporter aux autres.

Sifu Verdicq Morgane en position Wing Chun, les mains engagées dans le mouvement.

Transmettre aux enfants

Institutrice maternelle et primaire dans sa vie professionnelle, Morgane est responsable du cours Wing Chun pour enfants. Son approche fait dialoguer le plaisir d’apprendre avec la discipline, le calme et la précision d’un véritable enseignement martial.

On vient pour s’amuser, oui, mais aussi pour découvrir et développer son Wing Chun. Ce n’est pas une garderie. On vient parce qu’on a envie d’apprendre.

Elle privilégie des bases solides et des mouvements précis avant la recherche de puissance. Apprendre à être attentif, à travailler avec un partenaire et à respecter le rythme de chacun fait partie du cours. Elle encourage également les enfants à transmettre entre eux ce qu’ils comprennent.

Un plus petit peut apporter quelque chose à un plus grand et inversement. La transmission entre les enfants est aussi très importante.

De l’élève au Sifu

Morgane devient Sifu à seulement 24 ans. Cette reconnaissance n’était pas un objectif qu’elle poursuivait.

Je ne m’attendais jamais à être un jour Sifu dans ma vie. Ça a été une surprise.

Ce titre s’inscrit dans la continuité naturelle de son parcours. Il accompagne une responsabilité : faire vivre ce qu’elle a reçu et aider d’autres élèves à grandir à leur tour.

Une tradition vécue

Les voyages donnent aussi une profondeur particulière à son apprentissage. Pratiquer le Siu Nim Tao dans le hall ancestral de la famille Tang reste un souvenir particulièrement fort : la tradition prend alors une dimension vécue.

Cet attachement à la lignée rejoint un autre lien, tout aussi essentiel : la famille humaine construite au quotidien au sein de l’école belge.

Son regard sur l’école

L’absence de jugement, le respect et la bienveillance permettent à chacun de trouver sa place. Les valeurs communes créent un environnement sécurisant, où l’on peut apprendre sans avoir à jouer un rôle. Pour Morgane, ce sentiment de sécurité compte particulièrement en tant que pratiquante.

ON VIENT COMME ON EST.

Sifu Manyrambona Yves, dit Many, en portrait naturel dans la salle de Wing Chun.

SIFU MANYRAMBONA YVES

Sifu & assistant

Fidélité · Transmission · Source

Wing Chun
Depuis 2006
Rôle
Assistant / instructeur
Reconnaissance
Sifu

Aujourd’hui, je ne vois plus ma vie sans le Wing Chun. C’est devenu une hygiène de vie.

Une histoire de fidélité

Yves, que l’on appelle « Many », est passionné par les arts martiaux depuis son enfance. En 2006, il découvre l’école accompagné d’un ami philippin qui pratique lui aussi les arts martiaux.

Le premier cours est passé à une vitesse fulgurante. Je ne suis plus parti depuis.

Au fil des entraînements, son rapport à l’espace et à l’équilibre évolue. La pratique nourrit sa confiance et son estime de soi. Elle devient un repère dans sa vie, mais aussi une rencontre avec un lieu et des personnes auprès desquelles il se sent à sa place.

Ici, il y a une transmission, un partage qui va au-delà de l’art martial. J’ai trouvé ma place.

Sifu Manyrambona Yves en position Wing Chun, les bras déployés.

Transmettre son Wing Chun

Pour Many, enseigner ne consiste pas à fabriquer des copies du professeur. Il s’agit d’aider chaque élève à développer progressivement son propre Wing Chun, en tenant compte de son corps, de ses qualités et de sa compréhension.

Il ne faut pas se mettre de pression. Il faut prendre le temps de travailler les mouvements. Avec le temps vient leur maîtrise.

Cette patience laisse à chacun le temps d’intégrer les mouvements et d’en faire une pratique personnelle, construite sur des bases partagées.

Devenir Sifu, continuer à apprendre

Être reconnu Sifu n’est pas un aboutissement. Pour Many, cette reconnaissance augmente à la fois sa responsabilité envers les élèves et son désir de progresser. Transmettre exige de rester soi-même engagé dans l’apprentissage.

Un titre n’arrête jamais l’apprentissage.

Une connexion avec la source

La lignée et la famille Tang occupent une place particulièrement importante dans son parcours. Les entraînements des premières années ouvrent un chemin qui se prolonge en Chine et à Hong Kong : le Chi Sao dans les parcs, la pratique sur la Grande Muraille et la danse du dragon avec la famille Tang appartiennent à une même histoire d’apprentissage et de partage.

Mon rêve s’est réalisé. Dans les arts martiaux, je cherchais justement une connexion à la source. Mieux que ça, je ne pense pas qu’on puisse trouver.

Ces expériences donnent un visage humain à la transmission. Elles relient ce qu’il pratique en Belgique à ceux qui ont fait vivre cet art avant lui et qui continuent à le partager.

ICI, J’AI TROUVÉ MA PLACE.

Sihing Bazin Ijhal en portrait naturel, les mains derrière le dos.

SIHING BAZIN IJHAL

Instructeur · Sihing de l’école

Compréhension · Pratique martiale · Responsabilité

Sihing 師兄« Grand frère » — terme traditionnel désignant, au sein de l’école, un élève plus ancien par rapport aux élèves moins anciens.

Quand tu penses que tu n’avances pas, en réalité tu avances toujours.

Explorer pour comprendre

Avant le Wing Chun, Ijhal explore différents univers : Aïkido, Capoeira et parkour. Il découvre le Wing Chun lors d’un stage de trois jours en Allemagne, puis rejoint l’école en Belgique.

J’ai directement adhéré. J’ai adoré le style, l’école, les gens. C’était un endroit très accueillant dans lequel je me suis très vite senti moi-même et libre d’être qui je voulais.

Sa découverte s’étend progressivement à la culture, à l’histoire et à la lignée. Il a notamment l’occasion de rencontrer Ip Ching, fils d’Ip Man. Comprendre et explorer demeurent au cœur de sa manière d’apprendre.

J’ai toujours eu l’impression que mon Sifu me donnait beaucoup de liberté pour explorer le Wing Chun. Comme s’il me donnait des indices sur la direction dans laquelle avancer, puis me laissait chercher.

Sihing Bazin Ijhal en position Wing Chun dans la salle d’entraînement.

Comprendre le « pourquoi »

Ostéopathe dans sa vie professionnelle, Ijhal porte un intérêt particulier au corps et au mouvement. Lorsqu’il enseigne, il veut que l’élève comprenne pourquoi un mouvement existe, pourquoi un drill est pratiqué, ce que l’exercice développe et comment son propre corps interprète le Wing Chun.

Cette recherche garde une finalité martiale : développer des capacités permettant de mieux se protéger ou de protéger quelqu’un si une situation dangereuse devait se présenter.

  1. Comprendre
  2. Expérimenter
  3. Développer
  4. Savoir appliquer

Devenir le « grand frère »

Être Sihing représente pour Ijhal une responsabilité plutôt qu’un titre honorifique. Elle l’engage envers l’école, son Sifu, la lignée et les autres pratiquants. Être un élève plus ancien, c’est aussi contribuer à ce qui permet aux suivants d’avancer.

Je me sens faire partie des fondations de cette école.

Une lignée, une responsabilité

À propos de la lignée et de la famille Tang, il répond simplement :

Un honneur.

Il se souvient de la préparation de son premier voyage à Hong Kong avec Sifu De Beil, autour d’un thé. Les usages, le respect, la lignée et la place de chacun font déjà partie du voyage, avant même le départ. Recevoir cet héritage, c’est aussi comprendre comment s’y inscrire avec respect.

Une école sérieuse qui ne se prend pas toujours au sérieux

C’est une école martiale où l’on enseigne un Wing Chun traditionnel. On est un peu fous, on ne se prend pas trop au sérieux, mais on s’aime beaucoup, on se respecte et on se protège.

Selfie complice de Sifu De Beil avec Morgane, Many et Ijhal dans la salle de Wing Chun.

UNE ÉCOLE. UNE FAMILLE. UNE HISTOIRE QUI CONTINUE.

Le Wing Chun que nous transmettons aujourd’hui est le résultat de plusieurs générations d’enseignement.

Chacun de nous l’a reçu de quelqu’un.

À notre tour, nous avons la responsabilité de le faire vivre, de continuer à apprendre et de le transmettre à la génération suivante.